Littératuria
Êtes vous prêts à découvrir un monde fantastique rempli de merveilles et de périls ? Êtes vous prêts à risquer votre vie pour faire la connaissance de minuscules êtres très curieux ? Êtes vous prêts à partir à la recherche d'un Livre Perdu ? Êtes vous prêts à rencontrer des féesparantes, des sylvains ou des Asturiens ? Êtes vous prêts à lire des histoires fascinantes sorties des profondeurs ? Et surtout... êtes vous prêts à peut être ne plus revenir ? Si vous l'êtes, vous pouvez découvrir Littératuria, un pays mystérieux que l'Homme n'a pas encore découvert...

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Le pays des littératuriens, petits êtres minuscules qui ont une sensiblité littéraire beaucoup plus grande que la nôtre.
 
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 L'enchanteresse

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Poussière d'étoile
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MessageSujet: L'enchanteresse   Sam 20 Avr - 19:12

Chapitre 1: Le cent-cinquième village

Mes jambes sont endolories, mon dos courbattu. Mes pieds nus sont recouverts d'égratignures à force de marcher sur des rochers pointus. Il y a bien quarante minutes que je tente de traverser cette large rivière, en sautant de roche en roche pour me mouiller le moins possible, et ils n'en sont pas ravis.
Si seulement ce village ne m'avait pas chassé, je n'aurais pas à accomplir ce périple jusqu'au prochain. Ils font tous la même chose: ils arrivent devant ma cabane, des torches à la main, et me crient "Sorcière!". Ensuite ils défoncent ma porte, prêts à mettre le feu pour que je brûle. Mais avant ça, je me suis déjà enfuie.
Je tourne la tête, et les vois: mes poursuivants qui sont loin derrière, m'injurant encore et encore. Tout ça parce que je suis née avec la Magie en soi, et que je peux aussi bien créer lumière qu'ombre. Ils finissent toujours par savoir que je suis une enchanteresse, en s'informant ou je ne sais quoi d'autre.
Je n'ai toujours pas de toit. Depuis cinq ans, je cours les royaumes, en espérant en trouver, mais non. Ils ont peur de moi, j'imagine. C'est pour cela que je suis nomade. Ça fait le cent-quatrième village d'où on me fait fuir.
Les enfants, pourtant, m'aiment bien, ou du moins je le crois. Ils sourient aux dessins que je crée avec de la vapeur, ils dansent derrière moi quand je joue ma flûte dans les rues et ils viennent souvent me voir pour que je leur raconte des histoires. Leurs parents finissent par leur interdire de s'approcher de moi. C'est là que je sais qu'ils vont me chasser, et je prépare ma sacoche pour partir.
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Poussière d'étoile
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MessageSujet: Re: L'enchanteresse   Mer 24 Avr - 4:35

Il pleut. Je suis trempée jusqu'aux os et épuisée. Je pense au cent-cinquième village: y aura-t-il un quelque changement au jeu? Les villageois me laisseront-ils vivre en paix? J'ai le préssentiment que quelque chose m'attend. Quelque chose qui n'est peut-être pas vraiment bon. Drôle de présage.

D'un œil méfiant, j'observe les allentours. J'ai la faible impression que je suis passé dans la contrée des géants bleus. Notre monde est comme ça: il y a des humains et des Maggyus, créatures non humaines. Les humains ont peur des Maggyus. Comme par exemple des géants bleus. Et les géants bleus n'aiment pas qu'il y ait des humains sur leur territoire. Donc vous imaginez bien, dans cette contrée, il y a très rarement des villages, des villes ou n'importe quelle habitation humaine: soit les géants bleus ont chassés les humains (ou pire, les ont mangés), soit les humains ont pris la poudre d'escampette en entendant dire qu'il y avait des géants ici.
La terre est sèche et craquelée, le soleil chauffe comme dans un désert. Ça et là se dressent des montagnes d'énormes pierres empilées. Une odeur de souffre me donne envie d'éternuer à chaque minute, et des geisers de lave surgissent de partout. Oui, décidément, j'y suis. Terre des géants bleus, bonjour.

On peut dire que le destin m'a réservé "quelque chose" d'assez particulier. Je n'aurais jamais cru. Jamais imaginé, même. Jamais imaginé que le cent cinquième village serait un village....

PS:Suspenssss!
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MessageSujet: Re: L'enchanteresse   Sam 18 Mai - 19:54

...De géants.
La "ville"(on va dire) des géants bleus est dépourvue de murailles. Pas étonnant, les géants n'on peur de rien. Les bâtiments ont une structure assez étrange, d'ailleurs ce ne sont pas des bâtiments. Ce sont des galleries creusées dans le sol. À leur entrée se trouve souvent un gros tas de terre et de pierres empilées. Je n'ai aucune idée de ce que ça indique, mais ça doit dire quelque chose, peut-être: "Eh toi! T'approche pas d'mon souterrain, sinon t'auras droit à des baffes du géant le plus puissant de la ville!"
Je poursuis mon chemin, en évitant comme je peux les trous. Enfin, après avoir traversé des mètres de géant, donc des kilomètres pour moi, je trouve une entrée de gallerie plus grande que les autres. Une espèce d'énorme menhir se dresse devant moi. Quelques lettres Atlantaidées y sont gravées. Je traduis dans ma tête:
"Auberg'G'ant'sBleu'as: sautez dans le trou."
Ce n'est pas ma cabane du village précédant, mais c'est mieux que rien, et sans réfléchir, je saute. Aussitôt, je commence à me sentir comme Alice au pays des merveilles (conte humain) tombant dans un éternel tunnel. La seule différence, c'est que rien ne vole autour de moi. Passées les vingt minutes qui me semblent éternelles, je tombe lourdement sur un sol en marbre blanc, et manque de peu de me fouler la cheville. Assez désorientée, je demande en Atlantaidé à une géante qui passe par là:
"Sriadd ahcepy Thronk Ga?
-Thronk Ga?! Yttrepalla Thronk Ga! JuÏn zep kenned!"
Je vous résume notre court dialogue: j'ai demandé où est-ce qu'on nous attribuait des chambres, et elle m'a répondu, très grossièrement, que les chambres sont gratuites.

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